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Suite à la 19e édition du Haitian Compas Festival, des animateurs opinent.



Zagalo Pour Zagalo qui est à la fois animateur et promoteur, c’est un «deux-jours» réussi malgré que dimanche aurait pu être meilleur. Ce pari a été réussi. On vient à peine de commencer avec cette expérience. Je pense que le temps que les gens s’y habituent, le deuxième jour sera aussi fréquenté que le premier. Je ne sais pas comment sont les investissements mais l’apparence n’est pas mauvaise. Concernant les performances, il est évident que le premier jour, Kreyòl La a surpassé plus d'un. Nu-Look, quant à lui, a essayé un truc nouveau. Le deuxième jour, Kaï a fait mieux que tout le monde. Klass a tenté de faire un show qui n’a pas attéri. Domaj, moun yo pa gentan benyen, mais on sent qu’il y avait une attente pour Harmonik. Malheureusement, cette année, Djakout #1, par rapport à la situation de Roro, qui a été victime n’a pas « performé ». Tout compte fait, je pense que ce sont deux bons jours même quand le premier était meilleur et qu'il y avait plus d’euphorie. Selon moi, tout le monde doit mettre la main à la pâte pour que ce festival sur deux jours devienne une vraie réussite. Pour les présentateurs, c’est vrai qu’ils sont des comédiens très populaires, mais ils doivent être à point l’année prochaine au niveau de leur présentation. Ils viennent avec beaucoup de rubriques qui ne sont pas vraiment définies. Côté sonorisation, malgré le fait que certains techniciens au niveau de Sonomix, notamment Kal Pa Kal se plaignaient, aucun groupe n’a eu une mauvaise sonorisation. En gros, Guy Beauvil, Jean Raymond Leconte et Grégory Chéry ont tous fait du bon boulot. Ti Mèt (Radio Kiskeya) En gros, on peut dire que cette année les groupes n’ont pas été ridicules même si le spectacle n’était pas au rendez-vous pour certains. Kreyòl La et Kaï ont créé l’euphorie, le public a bien réagi. Nu-Look était agréable. Tabou Combo était très professionnel, Klass n’était pas chanceux, il n’a pas eu le temps de finir son show, mais on sent qu’il aurait été beau en voyant les dispositions qu’il a prises et Harmonik n'a malheureusement pas eu le temps de se produire. Je crois que pour un essai, un festival de deux jours l’année prochaine avec une autre stratégie sera une plus grande réussite et je crois qu’il faut que le stage manager mette plus de pression. Par exemple, Sweet Micky n’était pas obligé de prendre tout ce temps, en plus du fait que trop de gens sont sur le stage et sans aucun besoin sérieux. Pour les 20 ans avec deux jours, je crois que le festival pourra encore faire plus de choses. Hervé Laplante (Laplanta Show) Je pense que tout le monde sait que Haitian Compas Festival est l'un des plus grands événements haïtiens de la diaspora qui, avec la fête du drapeau, constitue un point de rencontre pour tous les Haïtiens de la diaspora. Deux jours du festival, dans un sens, c’est intéressant ; il permet à plus de groupes de participer, donc, ils peuvent continuer sur cette lancée. Il permet aussi de tenir Miami en haleine avec la mise en valeur du drapeau haïtien qui est sur les véhicules et des Haïtiens qui sont vêtus de bleu et rouge. Il donne de la visibilité à notre pays, car des étrangers veulent toujours savoir de quel pays est ce drapeau. Dans un autre sens, il y a un combat à Miami entre Madan Gougousse et Haitian Compas Festival. Cette bataille n'est pas nécessaire. Ils sont deux taureaux, ils peuvent s'entendre, tout comme on demande aux animateurs, aux Haïtiens et aux politiciens de s'entendre. Ils peuvent tenir deux jours pour que plus de ''djaz'' puissent y participer. Jean Mary Simon (JMS) J’ai regardé cette année le festival comme un événement qui sur ses 19 ans essaie d’expérimenter d’autres formats et d’autres formules pour approcher son vingtième anniversaire qui apparemment a beaucoup d’importance pour les organisateurs. Le festival s’étend sur deux jours cette année. Ce sont deux jours de réussite au cours desquels on a eu à peu près le même menu, les mêmes éléments, les mêmes acteurs. Les organisateurs ont compris qu'après 19 ans, il était important de faire preuve de plus de créativité pour essayer de diversifier l’événement et ainsi maintenir l’intérêt sur ce grand spectacle qui est le plus grand espace de célébration du drapeau haïtien dans la diaspora et que beaucoup d'autres gens associent à la fête du Compas direct parce que le nom du festival est Haitian Compas Festival. Ajoutez à cela que les gens de la diaspora n’ont pas d'autres grands événements qui les réunissent autour de la musique Compas, vous avez l'impression que l'événement a tout ce symbolisme pour les Haïtiens. Cette année, globalement pour moi, c'est une réussite, la façon dont les organisateurs tiennent l'attraction à Miami pendant tout le week-end avec les kick-offs et after-parties réunissant la majorité des poids lourds de la musique haïtienne. L'une des forces du festival cette année réside dans le fait de s'étendre sur deux jours, ce qui lui donne effectivement l'air d'un festival. Beaucoup de gens admettent que pour qu’il soit festival, il faut qu’il s’étende au moins sur plusieurs jours alors que pendant toutes les autres années, il se déroulait sur un seul jour. L’avantage aussi cette année, c’est que des groupes y ont apporté du neuf. Il y a à peu près 6 groupes qui sont venus chacun avec un nouvel album, même lorsque les gens ne viennent pas forcément seulement pour la musique. C’est aussi un espace de retrouvailles pour les Haïtiens de partout, mais la musique y est pour beaucoup. Contrairement à ce que j’avais pensé pour le deuxième jour, c’est vrai qu’il n’était pas aussi couru que le premier, mais les organisateurs s’en sont bien sortis. En termes de performances, je pense que cette année il y a quelques groupes qui ont essayé de se dépasser, notamment Klass auquel les gens avaient fait des reproches par le passé. Tant bien que mal, la bande à Richie & Pipo a géré et a élevé le niveau. Nu-Look a déployé beaucoup d’efforts en termes de spectacle. Ce n’était pas grand-chose mais, c’était mieux que les années antérieures. Tabou Combo a donné une leçon de constance par rapport au niveau qu’il a toujours eu. Personne n’a été ridicule à ce festival. Pour moi, le seul regret, c’est Harmonik, l’un des groupes très prisés du l’HMI, que les gens n’ont pas eu le temps de voir.
Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)

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