Depuis l’annonce de l’intégration d’un troisième chanteur (Wilder Octavius dit Wed) au sein de Zenglen, le staff managérial de la formation musicale G7 des Cayes intervient dans la presse pour expliquer, reprocher, dénoncer et blâmer tous ceux qu’il juge fautifs, coupables dans ce dossier, notamment son ex-chanteur Wed et le groupe Zenglen.
Tout d’abord, Etgell France, maestro et fondateur du groupe musical G7 des Cayes, précise que le visa multiple émis le 22 mai 2015 (expiré depuis le 6 septembre 2015) octroyé a Wilder Octavius est issu de la Pétition EAC-15-113-51494 déposée par “Multicultural Production and Entertainment” en faveur de G7. « Pour l’histoire, le musicien en question a laissé Haïti pour le compte du groupe le 5 août, pour y revenir le 14 du même mois. Puis est reparti le 25 août prétextant qu’une cousine souhaitait qu’il séjourne avec elle avant la date d’expiration du visa, soit le 6 septembre. Donc cette prétendue cousine prendrait à sa charge les frais de son voyage. Par la suite, nous avons appris que ces frais ont été entièrement supportés par le staff de Zenglen. Or aucun contact n’avait été fait entre les deux groupes pour trouver un modus operandi qui n’affecterait en rien la bonne marche de G7 et surtout notre crédibilité auprès du consulat américain », regrette-t-il.
Si le staff de G7 a félicité le chanteur qui vient d’accomplir un pas de géant dans sa carrière, le mettant en bonne position pour concrétiser ses ambitions, il dénonce cependant la façon dont l’opération a été conduite. « Nous sommes à un carrefour où le compas se porte mal. L’instabilité au sein des groupes est pour beaucoup dans ce déclin. Cette pratique déloyale de recruter des musiciens encore sous contrat avec d’autres groupes continue à accélérer cette descente aux enfers du compas. Beaucoup de jeunes groupes appelés à prendre la relève sont étouffés dans l’œuf par les groupes dits ténors. Certes, des transferts sont possibles et se feront toujours, mais il y a une façon décente de faire les choses sans porter préjudice à autrui. Dans notre cas, nous pensons que Zenglen aurait pu remplir une pétition en faveur du chanteur, vu que la loi prévoit un changement d’employeur, mais elle dicte aussi la manière de le faire. Zenglen n’aurait pas dû profiter de nos efforts et sacrifices pour ravir notre musicien. Ce n’est même pas une question d’argent, mais plutôt il s’agirait pour les dirigeants des deux groupes impliqués d’essayer de trouver la meilleure façon de procéder à l’opération pour ne pas entraver les efforts et sacrifices consentis par certains. » Ce sont là les critiques de Etgell France, qui craint que cette affaire n’hypothèque la chance de son staff de voir une nouvelle pétition approuvée en leur faveur, car, dit-il, G7 pourrait être accusé de trafic de visa. Il se souvient qu’un groupe originaire du Sud, l’Orchestre Méridional par la suite devenu Missile 727, s’est vu octroyer un visa de travail il y a plus de trente ans.