Il y a déjà 22 ans que Gerson C. Jean Pierre, affectueusement appelé Douva, a « avalé son acte de naissance » et quitté la scène de la vie. Pourtant, certaines personnes ne disparaissent jamais vraiment : elles changent simplement de place dans notre mémoire. Douva était un monsieur pluriel, un homme aux multiples talents et aux mille visages : professeur d’espagnol, animateur de radio, présentateur de spectacles, footballeur, acteur, comédien, créateur… et que sais-je encore ! Partout où il passait, il laissait une empreinte, une anecdote, un sourire ou une voix impossible à oublier.
Mister Man Compas, Duvito ou Señor, autant de noms pour désigner un seul personnage, mais surtout une personnalité hors du commun. Imprévisible, original, parfois déroutant, toujours authentique, Douva avait cette capacité rare de transformer le quotidien en spectacle. Sa présence avait quelque chose d’unique : il ne se contentait pas d’occuper l’espace, il l’animait. Sa voix, son humour, son énergie et cette manière bien à lui de regarder la vie continuent de voyager dans les souvenirs de ceux qui l’ont connu.
Vingt-deux ans plus tard, le temps a passé, les générations ont changé, mais la mémoire de Douva demeure vivante. Elle se transmet dans les récits, les éclats de rire, les souvenirs de terrain, de studio, de scène et de rencontres. Certains êtres écrivent leur nom dans les livres ; d’autres l’inscrivent directement dans le cœur des gens. Gerson C. Jean Pierre appartient à cette deuxième catégorie. Douva est parti, mais son écho demeure. Sa voix résonne encore, comme une vieille mélodie que le temps refuse de faire taire.
S/: Yves PIERRE-LOUIS
Le petit frère
&
Guilliano CÉPHACILE (Zaiwa)
Un des vrais amis
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